Dans un mariage, dès l’arrivée des enfants, le couple passe de l’état de vie époux-épouse à l’état père-mère. Suite la naissance du premier enfant, le conjoint semble moins aimer, car il ne fait pas autant attention qu’avant.
 

Pour certains, l’enfant est venu voler l’attention de tous et on risque de croire que c’est à cause du bébé la relation s’affaiblit. Parmi toutes les adaptations qu’on doit vivre avec notre conjoint, la parentalité exige encore plus de changements par rapport tout ce qui marchait bien entre les deux personnes.
 

Passer soudainement d’un couple à une famille peut donner le sentiment aux conjoints d’être momentanément perdus, parmi toutes les nouvelles tâches à accomplir.

Il va falloir prendre de nouvelles habitudes car la journée continue a n’avoir que 24 heures. Le nouveau-né ressent le besoin d’être changé, d’avoir au bon moment son biberon prêt et c’est donc lui qui établit pour les parents les nouveaux horaires de sommeil et de réveil.

Dans ces 24 heures, le bébé exigera la disponibilité permanente de ses parents. Toutes les activités des époux (sorties, week-ends, rendez-vous imprévus…) dépendent désormais des horaires permis par le bébé. En conséquence, les nouvelles tâches vont bouleverser la relation amoureuse jusqu’à ce que de nouvelles solutions soient trouvées par le couple.
 

Certains peuvent se sentir de s abandonnés ou de mal aimés en raison de ces manques d’attention voire des manques de solidarité du compagnon face aux nouveaux devoirs.

Il est bien de rappeler que est implicite l’acceptation et l’éducation des enfants dans la proposition de mariage. Donc si les époux n’ont pas le même engagement ou s’ils considèrent que le soin de l’enfant revient juste à la mère forcement ils auront des problèmes.
 

C’est aux époux de se redécouvrir l’un l’autre – le mari est aussi un père, la femme est aussi une mère. Si on veut avoir toujours la même affection et la même attention, il faut manifester envers l’autre concrètement son désir d’accueillir les changements de la vie par le partage des tâches, par la patience et la flexibilité pour découvrir le bonheur de la paternité et de la maternité.
 

Depuis l’arrivée de la « cigogne » il est nécessaire de prendre de nouvelles habitudes sans laisser de côte l’affection entre mari et femme. S’entraider, partager la responsabilité sont des attitudes qui vont adoucir la vie, et permettre qu’il y ait assez du temps pour bien vivre la situation de papa, toujours amoureux de la maman.
 

Dado Moura
Communauté Canção Nova
www.dadomoura.com

contact@webtvcn.eu
 

Traduction : Webtvcn France



Il existe aujourd’hui de nombreux couples dans une situation de seconde union, c’est-à-dire qui se sont mariés à l’Eglise, ont divorcés et se sont unis à une autre personne civilement, car ils ne peuvent se marier à l’Eglise une deuxième fois.

La meilleure orientation que l’Eglise nous offre sur la situation des couples remariés est l’Exhortation apostolique “Familiaris Consortio”, du Pape Jean Paul II, écrite après le Synode de la famille qui s’est tenu en 1980, et dans le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC, § 1652).

Par-dessus tout, l’Eglise désire et espère que, une fois séparés, les couples puissent un jour se réconcilier. Elle rappelle que la séparation physique ne dissout pas le lien du mariage et que les divorcés ne peuvent pas entrer dans une nouvelle union, sauf si le premier mariage a été déclaré nul par le Tribunal Ecclésiastique. Après un procès canonique, la Cour peut arriver à la conclusion que le mariage n’était pas valide, conformément aux règles du Code de Droit Canonique (canons 1055 à 1124). Il y a environ 20 cas qui peuvent conduire la Cour à déclarer la nullité d’un mariage ; ce sont des défauts de consentement matrimonial, les obstacles dirimants ou l’absence de forme canonique.

L’Eglise rappelle que la personne séparée – si elle n’est pas responsable de la séparation et si elle demeure dans une vie de chasteté – peut continuer à recevoir les sacrements de la Confession et de l’Eucharistie. En ce qui concerne les divorcés qui ont contracté une nouvelle union, le Pape Jean Paul II a dit, sur la base des conclusions du Synode de la famille :

« L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l’Eglise concernant l’indissolubilité du mariage. » (FC, 84).
Les couples en second union peuvent recevoir les sacrements, s’ils vivent comme frère et sœur, sans vie sexuelle, comme le Pape explique:

« La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, «ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux» (ibid.).
 

Jean-Paul II affirme aussi qu’on ne peut pas faire n’importe quel type de célébration pour une seconde union :

« De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d’ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d’aucune sorte. Elles donneraient en effet l’impression d’une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l’indissolubilité du mariage contracté validement. » (ibid.).
 

En abordant cette question, le Catéchisme de l’Église Catholique enseigne ce qui suit :

§ 1651 – « Nombreux sont aujourd’hui, dans bien des pays, les catholiques qui ont recours au divorce selon les lois civiles et qui contractent civilement une nouvelle union. L’Église maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ (” Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ” : Mc 10, 11-12), qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était. Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Dès lors ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent pas exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète. ».
 

§ 1652 – «A l’égard des chrétiens qui vivent en cette situation et qui souvent gardent la foi et désirent élever chrétiennement leurs enfants, les prêtres et toute la communauté doivent faire preuve d’une sollicitude attentive, afin qu’ils ne se considèrent pas comme séparés de l’Église, à la vie de laquelle ils peuvent et doivent participer en tant que baptisés :
On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. »


Felipe Aquino

Docteur en Physique, écrivain, théologien
http://blog.cancaonova.com/felipeaquino

Traduction : Webtvcn France

contact@webtvcn.eu



(Exhortation Apostolique Familiaris Consortio de sa Sainteté Le Pape Jean-Paul II)

L’homme, image du Dieu Amour
11. Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance(20): en l’appelant à l’existence par amour, il l’a appelé en même temps à l’amour.
Dieu est amour(21) et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d’amour. En créant l’humanité de l’homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l’être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l’amour et à la communion(22). L’amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain.
Puisque l’homme est un esprit incarné, c’est-à-dire une âme qui s’exprime dans un corps et un corps animé par un esprit immortel, il est appelé à l’amour dans sa totalité unifiée. L’amour embrasse aussi le corps humain et le corps est rendu participant de l’amour spirituel.
La Révélation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser la vocation à l’amour de la personne humaine, dans son intégrité: le mariage et la virginité. L’une comme l’autre, dans leur forme propre, sont une concrétisation de la vérité la plus profonde de l’homme, de son «être à l’image de Dieu».
En conséquence, la sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre par les actes propres et exclusifs des époux, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort. La donation physique totale serait un mensonge si elle n’était pas le signe et le fruit d’une donation personnelle totale, dans laquelle toute la personne, jusqu’en sa dimension temporelle, est présente. Si on se réserve quoi que ce soit, ou la possibilité d’en décider autrement pour l’avenir, cela cesse déjà d’être un don total.

Cette totalité, requise par l’amour conjugal, correspond également aux exigences d’une fécondité responsable: celle-ci, étant destinée à engendrer un être humain, dépasse par sa nature même l’ordre purement biologique et embrasse un ensemble de valeurs personnelles dont la croissance harmonieuse exige que chacun des deux parents apporte sa contribution de façon permanente et d’un commun accord.
Le «lieu» unique, qui rend possible cette donation selon toute sa vérité, est le mariage, c’est-à-dire le pacte d’amour conjugal ou le choix conscient et libre par leq

uel l’homme et la femme accueillent l’intime communauté de vie et d’amour voulue par Dieu lui-même(23), et qui ne manifeste sa vraie signification qu’à cette lumière. L’institution du mariage n’est pas une ingérence indue de la société ou de l’autorité, ni l’imposition extrinsèque d’une forme; elle est une exigence intérieure du pacte d’amour conjugal qui s’affirme publiquement comme unique et exclusif pour que soit vécue ainsi la pleine fidélité au dessein du

Dieu créateur. Cette fidélité, loin d’amoindrir la liberté de la personne, la met à l’abri de tout subjectivisme et de tout relativisme, et la fait participer à la Sagesse créatrice.
Le mariage et la communion
entre Dieu et les hommes

12. La communion d’amour entre Dieu et les hommes, contenu fondamental de la Révélation et de l’expérience de foi d’Israël, trouve une expression significative dans l’alliance nuptiale réalisée entre l’homme et la femme.
C’est ainsi que les mots essentiels de la Révélation, à savoir «Dieu aime son peuple», sont prononcés également au moyen des termes vivants et concrets par lesquels l’homme et la femme se disent leur amour conjugal. Leur lien d’amour devient l’image et le symbole de l’Alliance qui unit Dieu et son peuple(24). Même le péché qui peut blesser le pacte conjugal devient image de l’infidélité du peuple envers son Dieu: l’idolâtrie est un prostitution(25), l’infidélité est un adultère, la désobéissance à la loi est un abandon de l’amour nuptial du Seigneur. Mais l’infidélité d’Israël ne détruit pas la fidélité éternelle du Seigneur, et par conséquent l’amour toujours fidèle de Dieu est présenté comme exemplaire pour les relations d’amour fidèle qui doivent exister entre les époux(26).
Jésus-Christ, époux de l’Eglise,
et le sacrement de mariage
13. La communion entre Dieu et les hommes trouve son accomplissement définitif en Jésus-Christ, l’époux qui aime et qui se donne comme Sauveur de l’humanité en se l’unissant comme son corps.
Il révèle la vérité originelle du mariage, la vérité du «commencement»(27) et, en libérant l’homme de la dureté du cœur, le rend capable de la réaliser entièrement.
Cette révélation parvient à la plénitude définitive dans le don d’amour que le Verbe de Dieu fait à l’humanité en assumant la nature humaine et dans le sacrifice que Jésus-Christ fait de lui-même sur la croix pour son Epouse, l’Eglise. Dans ce sacrifice se manifeste entièrement le dessein que Dieu a imprimé dans l’humanité de l’homme et de la femme depuis leur création(28); le mariage des baptisés devient ainsi le symbole réel de l’alliance nouvelle et éternelle, scellée dans le sang du Christ. L’Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un cœur nouveau et rend l’homme et la femme capables de s’aimer, comme le Christ nous a aimés. L’amour conjugal atteint cette plénitude à laquelle il est intérieurement ordonné, la charité conjugale: celle-ci est la façon propre et spécifique dont les époux participent à la charité du Christ se donnant lui-même sur la croix, et sont appelés à la vivre.
Dans une page à juste titre fameuse, Tertullien a bien exprimé la grandeur et la beauté de cette vie conjugale dans le Christ: «Où vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du mariage que l’Eglise ménage, que confirme l’offrande, que scelle la bénédiction; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie… Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service! Tous deux enfants d’un même père, serviteurs d’un même maître; rien ne les sépare, ni dans l’esprit ni dans la chair; au contraire, ils sont vraiment deux en une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit»(29).
En accueillant et en méditant fidèlement la Parole de Dieu, l’Eglise a solennellement enseigné et enseigne que le mariage des baptisés est l’un des sept sacrements de la Nouvelle Alliance(30).
Car, par le baptême, l’homme et la femme sont définitivement insérés dans la nouvelle et éternelle Alliance, Alliance nuptiale du Christ avec l’Eglise. C’est en raison de cette insertion indestructible que la communauté intime de vie et d’amour conjugal fondée par le Créateur(31) a été élevée et assumée dans la charité nuptiale du Christ, soutenue et enrichie par sa force rédemptrice.
En vertu de la sacramentalité de leur mariage, les époux sont liés l’un à l’autre de la façon la plus indissoluble. S’appartenant l’un à l’autre, ils représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Eglise.
Les époux sont donc pour l’Eglise le rappel permanent de ce qui est advenu sur la croix. Ils sont l’un pour l’autre et pour leurs enfants des témoins du salut dont le sacrement les rend participants. Le mariage, comme tout sacrement, est un mémorial, une actualisation et une prophétie de l’événement du salut. «Mémorial, le sacrement leur donne la grâce et le devoir de faire mémoire des grandes œuvres de Dieu et d’en témoigner auprès de leurs enfants; actualisation, il leur donne la grâce et le devoir de mettre en œuvre dans le présent, l’un envers l’autre et envers leurs enfants, les exigences d’un amour qui pardonne et qui rachète; prophétie, il leur donne la grâce et le devoir de vivre et de témoigner l’espérance de la future rencontre avec le Christ»(32).
Comme chacun des sept sacrements, le mariage est aussi un symbole réel de l’événement du salut, mais à sa manière propre. «Les époux y participent en tant qu’époux, à deux, comme couple, à tel point que l’effet premier et immédiat du mariage (res et sacramentum) n’est pas la grâce surnaturelle elle-même, mais le lien conjugal chrétien, une communion à deux typiquement chrétienne parce que représentant le mystère d’incarnation du Christ et son mystère d’alliance. Et le contenu de la participation à la vie du Christ est aussi spécifique: l’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les composantes de la personne – appel du corps et de l’instinct, force du sentiment et de l’affectivité, aspiration de l’esprit et de la volonté -; il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme; il exige l’indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive; et il s’ouvre sur la fécondité (cf. encyclique Humanae vitae, n. 9). En un mot, il s’agit bien des caractéristiques normales de tout amour conjugal naturel, mais avec une signification nouvelle qui, non seulement les purifie et les consolide, mais les élève au point d’en faire l’expression de valeurs proprement chrétiennes»(33).
Les enfants,
don très précieux du mariage
14. Selon le dessein de Dieu, le mariage est le fondement de cette communauté plus large qu’est la famille, puisque l’institution même du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation des enfants dans lesquels ils trouvent leur couronnement(34).
Dans sa réalité la plus profonde, l’amour est essentiellement don, et l’amour conjugal, en amenant les époux à la «connaissance» réciproque qui fait qu’ils sont «une seule chair»(35), ne s’achève pas dans le couple; il les rend en effet capables de la donation la plus grande qui soit, par laquelle ils deviennent coopérateurs avec Dieu pour donner la vie à une autre personne humaine. Ainsi les époux, tandis qu’ils se donnent l’un à l’autre, donnent au-delà d’eux-mêmes un être réel, l’enfant, reflet vivant de leur amour, signe permanent de l’unité conjugale et synthèse vivante et indissociable de leur être de père et de mère.
En devenant parents, les époux recoivent de Dieu le don d’une nouvelle responsabilité. Leur amour parental est appelé à devenir pour leurs enfants le signe visible de l’amour même de Dieu, «d’où vient toute paternité au ciel et sur la terre»(36).
Il ne faut cependant pas oublier que même dans les cas où la procréation est impossible, la vie conjugale garde toute sa valeur. La stérilité physique peut en effet être pour le couple l’occasion de rendre d’autres services importants à la vie de la personne humaine, tels que l’adoption, les oeuvres variées d’éducation, l’aide à d’autres familles, aux enfants pauvres ou handicapés.
La famille,
communion de personnes
15. Au sein du mariage et de la famille se tisse un ensemble de relations interpersonnelles – rapports entre conjoints, paternité-maternité, filiation, fraternité – à travers lesquelles chaque personne est introduite dans la «famille humaine» et dans la «famille de Dieu» qu’est l’Eglise.
Le mariage et la famille chrétienne construisent l’Eglise. Dans la famille en effet, la personne humaine n’est pas seulement engendrée et introduite progressivement, à travers l’éducation, dans la communauté humaine, mais grâce à la régénération du baptême et à l’éducation de la foi, elle est introduite également dans la famille de Dieu qu’est l’Eglise.
La famille humaine, désagrégée par le péché, est reconstituée dans son unité par la puissance rédemptrice de la mort et de la résurrection du Christ(37). Le mariage chrétien, qui participe à l’efficacité salvifique de cet événement, constitue le lieu naturel où s’accomplit l’insertion de la personne humaine dans la grande famille de l’Eglise.
La mission, donnée au commencement à l’homme et à la femme, de croître et de se multiplier atteint ainsi toute sa vérité et sa pleine réalisation.
Et l’Eglise trouve dans la famille, née du sacrement, son berceau et le lieu où elle peut accomplir sa propre insertion dans les générations humaines, et celles-ci, réciproquement, dans l’Eglise.

Source: Vaticano